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Guy Tillim, Union Avenue, Harare, 2016 © Guy Tillim, and Stevenson Gallery
Guy Tillim, Union Avenue, Harare, 2016 © Guy Tillim, and Stevenson Gallery

L’Asie centrale défie toute tentative de définition. Son nom même suggère une position intermédiaire, un entre-deux. Il s’avère de fait difficile de pointer ce que nous désignons précisément par le terme d’« Asie centrale ».

La définition la plus basique, celle qu’on utilise conventionnellement, est la suivante : l’Asie centrale regroupe les cinq anciennes républiques soviétiques que sont le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan. La quasi totalité des 60 millions d’habitants d’Asie Centrale sont musulmans. La plupart parlent des langues turciques et partagent un héritage historique mêlant les influences perses, mongoles et russes.

Ces cinq pays résistent toutefois à la catégorisation et à la définition, dès lors que l’on cherche à pointer ce qu’il y a d’unique en eux. Jusqu’à la période soviétique, beaucoup d’habitants d’Asie Centrale étaient nomades, tandis que d’autres ont construit les grandes cités de l’âge d’or islamique. Au Nord, la steppe kazakhe se fond insensiblement avec la Sibérie. Au Sud, certains Ouzbeks, Tadjiks, et Turkmènes vivent juste de l’autre côté de la frontière en Afghanistan. Au Sud-est, de grandes montagnes séparent l’Asie centrale de la Chine, mais du côté chinois des montagnes, vit le peuple ouïghour, dont l’histoire, la langue et la culture sont en lien étroit avec celles d’Asie centrale.

Au cours de l’histoire également, dans les cas relativement rares où le reste du monde s’est intéressé à l’Asie centrale, elle était surtout connue pour sa position d’entre-deux. Au Moyen Âge, elle était la zone de la Route de la Soie, le réseau de voies de transit par lesquelles l’Europe et le Moyen Orient pouvaient commercer avec la Chine. Au 19ème siècle, elle était la terre du Grand Jeu, lutte d’influence entre les empires russe et britannique. Rarement toutefois l’Asie centrale a t-elle été considérée pour ce qu’elle est, et non comme un entre-deux.

L’intégralité du texte de Joshua Kucera est disponible dans la version anglaise de L’Oeil de la Photographie.
Un livre sera publié aux éditions La Fabrica à l’occasion de l’exposition au www.foto-forum.it en avril prochain.

INFORMATIONS
http://www.thestoryinstitute.com/formations
http://alekseykondratyev.com/
http://www.fabrica.it