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Halogénure est une revue photographique semestrielle, qui a choisi de centrer son intérêt sur les pratiques argentiques et alternatives. Elle a été fondée par cinq passionnés de photographie argentique, photographes eux-mêmes pour la plupart, qui ont choisi de tenter l’aventure de la publication papier de grande qualité. Les 650 exemplaires du premier numéro, rapidement épuisés, ont pu voir le jour grâce au financement participatif et au réseau de librairies spécialisées et impliquées qui ont bien voulu les relayer.

Pour ce second numéro, le comité de rédaction d’Halogénure a choisi de déjouer les attentes et de centrer deux de ses cahiers sur des thématiques documentaires. Il ne s’agit pas de réaliser une énième publication sur ce qu’il est admis d’intituler la « photographie-document », mais de s’intéresser à la manière dont le support photographique peut interroger et renouveler sa mission documentaire, à la première personne, et loin du cliché de la supposée objectivité érigée en caractéristique du médium.

Les cahiers de ce numéro sont donc consacrés au reportage au long cours, à des chroniques urbaines et intimes, et à un hommage au Holga, cet appareil-jouet sans cesse menacé de disparition, à travers les travaux de neuf photographes : William Dupuy présente une série de portraits de femmes réalisée en République Démocratique du Congo, plus spécifiquement dans une zone de conflit, le Nord-Kivu. Les images sont accompagnées de son journal de voyage. Sandrine Lopez dévoile une série où la vie et la mort s’entremêlent au fil des rencontres entre la photographe et des inconnus que nous apprenons à connaître à ses côtés. Sébastien Bergeron travaille à l’Afghan Box, un étrange appareil qui fait à la fois office de chambre photographique et de laboratoire de développement. Marie Sordat marche à l’instinct, dans l’urgence de la vision, comme une course folle vers une arrivée hypothétique. La marche du monde est souvent faite de hasards, d’accidents et de rencontres impromptues, la photographie de Marie Sordat en est son miroir. Avec sa série Outland, Christopher de Béthune nous emmène, quant à lui, dans un voyage aux confins de son esprit et du monde. Inextricablement liés, ils le sont forcément par une pratique photographique qui ne fait jamais la différence entre le“ je” et le “vous”. La dimension empathique et névrosée de ses images semble déborder de partout. Sur le fil, il nous conte une histoire profondément personnelle à la résonance universelle, une histoire faite d’amour et de découverte dans le flux chaotique du monde.

En hommage au Holga, quatre photographes présentent leur travail : la noirceur contrastée de la photographie urbaine d’Alain Etchepare, les chroniques niçoises et d’ailleurs de Pascal Pronnier, les images de voyage brutes et sans retouches d’Enrico Doria, et les haïkus minimalistes de Franck Juery.

Conçue sur un modèle indépendant et sans publicité, la revue Halogénure est tributaire des précommandes et des abonnements de ses lecteurs. Le succès du premier numéro permet d’envisager plus sereinement la poursuite de l’aventure, même si le recours à la précommande reste encore nécessaire pour pouvoir paraître, augmenter le tirage, améliorer la diffusion et satisfaire les nombreuses demandes des librairies.

Cilou de Bruyn

Cilou de Bruyn est auteure et consultante en photographie. Elle vit et travaille à Bruxelles, en Belgique.


Halogénure
 numéro 2
164 pages, 25 €
 
Les précommandes sont ouvertes depuis le 15 mars, et se clôtureront, avec encore plus de succès, ce 20 avril.

www.halogenure.com

En savoir plus

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